ISSAD Khaled « Ce Pionnier du Théâtre Bel Abbésien, totalement oublié »

-Il m’a été permis de publier cet article, dans un autre journal virtuel de la Wilaya, sous le pseudo de AZZOUI.B- ors, avec du recul, il me parait nécéssaire de publier un écrit qui m’appartien avec ma véritable signature de BENKHELOUF.K dit Dondieg.
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(1ere Partie)
Il est passionnant de voyager à travers les réalités vécues par ceux qui nous les content et qui par certain faits étranger à notre mémoire, nous font métamorphoser l’ aspect des ex- visions incomplètes et frustrantes, qu’un nouveau regard s’attache à éclairer le visage culturel que l’on croyait connaitre.

C’est pourquoi, il n’est que justice de rappeler, à tout amoureux de la culture, que Sidi-Bel-Abbès, possédait, en une époque insoupçonnée, une graine bénites de citoyen , qui exprimèrent en tant que pionnier, un besoin culturel, que la mémoire ne pouvait indéfiniment cacher, et qui, à partir des années 1945, commençaient déjà à transformer le paysage du temps, par l’intégration d’activités musico-théâtrales, pour le plaisir et la fierté de la population

Aussi, plusieurs génération d’artiste bel Abbésien émergèrent, et enrichissaient, le paysage culturel insoupçonné de la ville, par la particularité et le rapprochement du monde de la scène, rayonnant déjà, à travers, les vecteurs de messages déchiffrables, que nous apportait traditionnellement les véritables écoles populaires qu’étaient « le médah », ou le « le goual » qui s’exhibaient merveilleusement dans « les halkates de la Tahtaha ».
Issad khaled, cette personne discrète et combien généreuse, fut un comédien éducateur, qui peut être fière de son parcours artistique et formateur, et notre désir de l’approcher, nous permis de découvrir, combien que son passé était une chance, pour extraire l’immensité d’un trésor, permettant d’enrichir le patrimoine culturel combien existant mais incomplet

Issad Khaled, est né à Sidi-Bel-Abbès le 28/09/1931, issue d’une grande et honorable famille, fortement connue dans la région. D’une nature extrêmement vivace, il évoluait à partir d’un très jeune âge au sein des Scout Musulman Algérien de la ville (S.M.A.), qui étaient, en cette période là, le milieu propice, afin de s’épanouir. Ce monde des scout se trouvait etre, une véritable école de la vie, assurant aux jeunes algériens de l’époque un apprentissage certain de se que sera l’homme de demain.et que formait les nombreuses activités émancipatrices, qu’elle véhiculait en son sein, .Des Trésors artistique et artisanales qui furent les premiers rudiments de son amour artistique. Il nous avancera nostalgiquement, un inestimable ressentiment, pour cette période particulière du scoutisme« j’ai été élevé, dans le respect de ceux qui étaient plus âgée que moi, le respect du maitre et de tout prochain que je devais côtoyer. En outre, l’amour de la profession, était, une chose fondamentale pour démarrer dans n’importe qu’elle carrière que l’on désirerait aborder.

En cette période des années 1947, Mr Saim Lakhdar, qui tout en étant l’ainé des artistes, baignait ses fans, dans son espace culturel, de chanteur, compositeur comédien, et auteur. Alors qu’Il dirigeait, une troupe musico-théâtrale, du nom « El wahabia oual Amel, se permettait de prospecter dans son entourage des jeunes qui pouvaient etre prédisposés aux jeux de la scène, et de la sorte, il découvrait chez Issad khaled, un talent exceptionnel de comédien, avec des qualités artistique innées, et une capacité extraordinaire d’interprétation et de chant, facilement utilisable pour la scène et le spectacle..
Comme la troupe s’apprêtait à monter sur scène une création intitulée « Le Regret »de Mr Bouria Ahmed,( imminent professeur de langue arabe à cette époque), et que pour les besoins en interprète, Saim Lakhdar recherchait ’un adolescent pour cette pièce dramatique, programmée à l’avance, pour une première représentation le 16 /06 /1947 a Mascara,. Khaled fut introduit dans la troupe. Pour l’histoire et l’amour du théâtre, il rappellera, qu’il s’acharnait, pleinement aux répétitions afin d’etre prêt, à la date citée, mettant en pleine inquiétude son père qui craignait pour son examen du CEP, qu’il devait subir le lendemain 17/06/1947. Il répondait pleinement à son premier spectacle et était près le lendemain à subir son examen du C.E.P qu’il réussissait, sans aucune difficulté.

Khaled devenant la mascotte de la troupe de Saim Lakhdar, se propulsait à 16 ans de son âge, et grâce à ses talents dans l’aventure de l’interprétation théâtrale, en obtenant un rôle important, dans la pièce dramatique qui suivait (Pièce en quatre acte et en arabe littéraire) intitulée « Le Mendiant » de Bouria Ahmed.. Les répétitions se faisaient dans un local, situé dans la rue du Cimetière que mettait à leur disposition Mr Baraka,.A titre d’information Khaled, rappelait que dans cette création fut interprétée par les comédiens dont les noms suivent: Amir Mohamed et Kriss Ali., Bendaoudi Mohamed
Saim El hadj qui était âgé de 15 ans, rejoint la troupe, à ses cotés en cette période, Tout les deux, Ils se trouvaient être les benjamins du groupe, et par rapport à leur âge, ils percevaient différemment des autres .Issad Khaled et Saim El hadj, découvraient la joie des ovations et de l’ambiance du public et ceux sont là, de bons moments qui restent dans l’esprit et effacent les moments de tourmentes.

En 1952 Issad Khaled, Saim El Hadj, Saim Lakhdar rejoint par Issad Abdelkader créèrent la troupe « Mesrah Achaabi » à laquelle furent introduit, plus tard, les éléments comédiens suivant Megdou Abdelkader, Abderrahmane Zouaoui,Séguini Mohamed. La troupe bien étoffée, montait sa première pièce intitulée « Les larmes du Triomphe » qui aussitôt mis sur scène fut jouée en public Les répétitions de cet œuvre, eurent comme planches, la terrasse du bain de Mr Baraka, qui permettait à la troupe de se maintenir L’escalade théâtrale commençait à prendre forme comme une merveilleuse aventure, pleine de plaisir et d’embuches qui en valaient la peine. Khaled résumera cet aspect des choses, par l’expression « ce fut l’apogée indispensable, pour notre essor »
Khaled, qui était de profession coiffeur et avait son propre local, permettait a la troupe de s’abriter lorsque cela s’avérait nécessaire pour ses répétitions, Il nous signalera que la troupe théâtrale ne fléchissait ,ni se décourageait jamais, devant le manque de lieux de répétition, qui entre les locaux des SMA, du bain maure de Baraka, des café maure de la Tahtaha , ne se lassait pas à répéter à La méthode de la «Comédia Délarté »

Un autre souvenir profond que Khaled, a tenu à nous révéler, fut, celui ou le FLN avait demandé à la troupe de travailler pour la cause Nationale, en donnant des spectacles et de par cette collaboration militante, les recettes seraient partagées, entre la troupe et le front. Cette initiative fut applaudi par tous les membres, qui se voyaient, proche de la participation servant à la libération du pays. Les responsables du front chargés de la collecte des fonds, tout en encourageant la troupe, à faire de la scène, il leur garantissait le drainage des spectateurs, par une secrète sensibilisation « c’est votre façon de participer à la guerre de libération, jouer et nous, l’on se chargera de vous assurer le public» A travers cette anecdote, nous obtenons une preuve supplémentaire que les artistes amateur locaux s’étaient engagé a fond dans le mouvement national qui a conduit a l’indépendance en 1962.

Saim El Hadj, devenait avec le temps, un excellent metteur en scène, et auteur de qualité qui permettait l’enrichissement du répertoire, de « Masrah Achaabi », en proposant des thèmes que l’ensemble des comédiens développaient par de l’improvisation et bonne maitrise de la diction et de l’expression corporelle.

En 1959, alors que le théâtre de Sidi-Bel-Abbès avait comme directeur M.Cassalino et que le conservatoire avait pour responsable Saim El Hadj, Issad Khaled voyait en cela des conditions propices, pour fréquenter le conservatoire et participer au concours de fin d’année, qui en 1960 lui permettaient d’obtenir, des diplômes en art dramatique , en musique orientale, et de perfectionnement

Khaled assistait au renforcement en effectif de comédiens de Masrah Achaabi , avec des éléments de qualité tel que Lacarne Abbés, Bensaid Mohamed, Abdedaim Hamid, Touil Mohamed, Tayati Mohamed, Issad Norrédine, Issad abbès, Issad Abdou ,rejoint plus tard en 1963 par Naoum Bénamar Mehdi kader, Sidhoum Abbes et encore plus tard, pour une petite période par Douma Kader, et Kheddam Rédouane, Benalioua
A partir de 1963, plusieurs créations et adaptations, virent successivement le jour, et apportèrent du bonheur aux spectateurs Bel Abbésien, tel que « El Bahr »’(Lamer)-« Un Noir dans la neige »- « Hokm Salim »(Adaptation d’en attendant Godo)-« Les aventures de Djoha »-« Mabrouk et Mabrouka » –« Nour Fi Dalam » –« El Amir Abdelkader »(Khaled jouait dans la pièce, le rôle de Mohiédine, père de l’Emir)
Le grand évènement pour la troupe, témoignera Issad Khaled, fut cette représentation faite a la salle Pierre Bordes aujourd’hui Ibn Khaldoun, et ou contre toute attente Masrah Achaabi, avait émerveillé et conquis le public Algérois combien exigeant. Cette représentation s’est déroulé sous le regard critique, d’Henri Cordeau, lequel avait auparavant en Juillet 1963 à Zeralda, avait organisé et encadré un stage d’1 mois au cours duquel les comédien Bel abbésiens prirent part et que Issad Khaled , reçu une bonne appréciation et fut pressenti incontestablement comme un comédien de grande valeur, qui aurait de l’avenir.
La variété des œuvres qui étaient mise sur scène et la qualité performante des comédiens, incitaient Issad Khaled, d’exprimer sa fierté d’avoir contribué d’une manière ou d’une autre et à un jeune âge à l’émancipation du théâtre Bel Abbesien d’avant 1963, en qualité de comédien pionnier dé la génération révolutionnaire. « La culture est quelque chose qui devrait se partager » disait-il

Nous signaleront que l’excellente qualité et la disponibilité d’un grand nombre de comédiens Bel Abbésien, permettait l’obtention d’un choix varié que plusieurs réalisateurs de bonne réputation, ont eu recours,, entre autre, le célèbre Mustapha Badie qui a réalisé 02 films –El Chergui et El Bahloul , Hachemi Cherif tournait « El Tarfa »et Azzedine Abbar tournait « El Djolti ». ces réalisateur orienté par Abdelkader Alloula, ont permis à Issad Khaled de jouer dans ces films.et d’avoir vécu une émotion particulière, lorsque Badie le choisissait.

Issad Khaled, se rappelle qu’en compagnie de Saim El Hadj et Issad Abdelkader dit « Tchipa » ils avaient, durant ces années d’avant l’indépendance, entretenu des échanges avec Abderrahmane Kaki et Alloula Abdelkader. Il affirme que très régulièrement qu’un échange de visites triangulaire entre eux, se faisait dans l’ axe, Oran/Mostaganem/Bel Abbes donnant naissance, au nouveau théâtre qui allait plus tard,en 1967 vers la création du festival national du Théâtre amateur.

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Publié le janvier 6, 2012, dans Portrait, Théatre. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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